Du verbe grec signifiant créer, elle marque par son langage une intuition de l’infini.Les mots du poème disant plus qu’eux-mêmes, à travers leur choix, leur sens et leur sonorité, l’agencement des figures de style, donnent vie à l’indéfinissable et nous tirent du néant.

Par exemple, le “Bonheur contemporain de L’ALLÉGORIE dans la poésie de Philippe Jaccottet” A. Chitrit :
L’allégorie révèle la distance entre les mondes, distance qu’elle prend le parti de ne pas combler. Tout en recréant le fantasme de la transparence, l’œuvre de Jaccottet fait entendre une voix attentive à ce brouillage. Le brouillage ne lisse pas, mais hachure l’image toute faite ; l’éloigne de toute totalité du monde et, par conséquent, entretient la nécessité d’enraciner le regard comme hypothèse d’une mise au monde, et ce, « contre » le poids illisible du monde.
Enraciner le regard comme hypothèse
“Chacun a vu le jour, (encore aujourd’hui on cherche à nous cacher jusqu’à la vue du feu) ce que devient la feuille de papier près de la flamme, comme elle rétracte, hâtivement se racornit, s’effrange […] Il peut nous arriver cela aussi, ce mouvement de retrait convulsif, toujours trop tard, et néanmoins recommencé pendant des jours, toujours plus faible, effrayé, saccadé, devant bien pire que du feu.”
Ph. Jaccottet

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