Trop peu
Trop peu nous sépare de l’autre, nous
sommes d’une même étoffe de rêve.
La beauté qui inclut l’invisible vient nous
chercher là où nous n’attendions rien.
La nature nous informe d’une altérité dont
les contours parfois changent nos appétits.
Parmi les transformations, est-il possible de
connaître le meilleur sous le signe du
poème ?
Au buffle
Au buffle qui se croit libre,
au buffle qui est si robuste,
au buffle serviable et doux,
au buffle capturé et asservi,
on inflige des coups.
Armelle Chitrit est une vraie poétesse : recherche, quête et faire sens dans la poésie d’aujourd’hui constitue son moteur et ce qui la tient en vie poétique.
Partage de réflexions, métamorphose incessante à chaque livre paru ou l’art d’inventer, de se réinventer l’amène en ses territoires qu’elle possède avant de les faire partager par la parole, par les sonorités qui habitent sa langue comme pour mieux envelopper le monde.
Chacun de ses ouvrages est comme une terre d’aventure où elle ne cherche pas à mener la danse mais à nous montrer qu’une danse est possible pour nous rendre plus fragiles au monde.
François Mocaer, éditions Unicité


